Fin de stage pour Emmy

le 02 sep 2021
Ludwigia grandiflora

Au terme de quatre mois de stage à l’antenne de Normandie orientale du CBNBL, sur la problématique des Plantes exotiques envahissantes (PEE) de zones humides, ce ne sont pas moins de 160 stations qui ont été prospectées par Emmy Planquais. Les données récoltées sur le terrain ont permis d’établir une cartographie de 7 PEE sur le territoire, mais aussi de constituer un état initial pour le suivi de la dynamique de leurs populations. Au moins une bonne nouvelle se dégage de ces résultats : sur les 160 stations qui avaient été recensées sur la base de données DIGITALE du CBNBL, moins de la moitié sont encore infestées par les PEE étudiées ! Les actions de lutte menées par les différents gestionnaires comme le Conservatoire d’espaces naturels de Normandie (CENN) ou les collectivités territoriales ont donc porté leurs fruits. Toutefois, aujourd’hui, une partie des stations de PEE retrouvées sont très étendues, ce qui limite considérablement les chances de les éradiquer, à l’image de cette station de Jussie à grandes fleurs (Ludwigia grandiflora) située à Saint Martin-le-Gaillard (photo).

Malheureusement, la plupart de ces végétaux sont encore vendus en jardinerie ou sur internet. Si l’on veut réellement limiter l’expansion de ces espèces, il est donc important de bien se renseigner sur les plantes que l’on achète et de veiller à ne pas les introduire dans notre environnement afin d’éviter d’infester de nouveaux milieux. En dehors des PEE avérées qui sont encore autorisées à la vente, d’autres espèces peuvent aussi faire de gros dégâts : par exemple, la Mimule tachetée (Erythranthe guttata) n’est considérée que comme PEE potentielle pour l’instant dans notre région, mais son pouvoir d’invasion est très fort sur les berges des cours d’eau. À Saint-Wandrille-Rançon, elle forme une population très dense sur plus de 300m le long du cours d’eau.