Missions du CBNBL

Un rôle scientifique et sociétal

Toujours au service de la préservation de la biodiversité, le CBNBL décline son action selon quatre grandes missions

La connaissance

Aucune plante, aucun milieu naturel n’échappe à sa vigilance. Il inventorie depuis plus de 30 ans la flore du vaste territoire que constituent les Hauts-de-France et l’ex Haute-Normandie. Ce travail sans cesse affiné et mis à jour a permis de repérer et suivre plus de 1 500 espèces de plantes et d’analyser l’évolution de leur répartition.

Ces inventaires botaniques sont réalisés par l’équipe scientifique du CBNBL, qui coordonne également un réseau d’une centaine de botanistes, amateurs ou professionnels. .

Le travail d’inventaire permet de constituer des cartes actualisées de la répartition des plantes sauvages, de réaliser des catalogues floristiques et des « livres rouges » où sont recensées toutes les espèces menacées d’extinction.

Des inventaires spécifiques sont également menés, par exemple sur une espèces particulière, afin de mieux connaître sa répartition. Couplés à d’autres travaux d’investigation, ils permettent de mieux comprendre sa biologie, ses conditions de germination, ses écosystèmes préférés, ses habitats naturels dans lesquels elle se développe…

Prise de note lors d'un inventaire de la flore

Un habitat naturel, c’est quoi ?

L’habitat naturel d’une plante sauvage est son milieu de vie : le type de climat, de température, d’humidité de l’air, la nature du terrain, les autres espèces végétales avec lesquelles elle cohabite, les espèces animales avec qui elle interagit, ses modes de protection, d’adaptation, de diffusion... Toutes ces caractéristiques influent sur la physiologie de la plante et ses modalités de reproduction, de développement. Cela constitue un réel contexte social, d’où le terme de phytosociologie pour désigner cette science de l’observation globale des plantes et de ce qui les entoure, en complémentarité avec la botanique, qui s’intéresse, elle, à chaque plante individuellement.

Le CBNBL réalise ainsi également des cartes phytosociologiques de végétation. Elles constituent une photographie précise de l’état de conservation de la nature à cet endroit à un moment donné.

La conservation

Au-delà de l’observation et la compréhension des modes de vie des plantes sauvages, il s’avère nécessaire de conserver une mémoire biologique des végétaux, notamment des espèces menacées ou en voie d’extinction.

Ainsi, on pourra replanter, re-semer une espèce rare pour lui permettre de se développer dans des contextes, des environnements différents.

Récolte de semences

      ► Conservation in situ ou ex situ ?

Les deux ! Pour conserver, deux grandes méthodes se complètent.

Le stockage : par congélation ou dessiccation partielle, des semences sont maintenues en état stationnaire de développement ; leur cycle de vie pourra être réenclenché plus tard. Le CBNBL stocke ainsi plus de 30 millions de graines, représentant plus de 500 « taxons » ou espèces.

Conserver une plante « bien vivante », en terre, dans un milieu naturel, permet de préserver et même de renforcer ses capacités à survivre ou à se développer. Il s’agit ici de garantir que le cycle de vie complet de la plante pourra s’effectuer, afin de permettre la reproduction, voire la diffusion de l’espèce. Au CBNBL, et en complément de conservations dans d’autres milieux naturels, le Jardin conservatoire remplit cette mission, notamment pour des espèces stériles menacées ou dont la conservation sous forme de graines pose problème. Ce jardin sert également à la conservation d’espèces ou « taxons » de référence, pour permettre de mieux étudier les cycles de vie d’une espèce particulière, ou encore pour relancer, redynamiser des populations vieillissantes, par la production de nouvelles graines.

En savoir plus sur la conservation in situ et ex situ

L’assistance et le conseil

Le CBNBL est souvent impliqué dans les principaux dispositifs ou projets d’aménagement, tant pour le conseil qu’il peut apporter en termes de promotion de la biodiversité que pour ses capacités à informer en amont le décideur sur l’état des populations végétales ou sur les menaces d’extinction pesant sur certaines espèces.

L’éducation, la formation, l’information

La connaissance ne vaut que si elle est partagée. C’est pourquoi le CBNBL ouvre ses portes et ses espaces extérieurs à un large public :

  • plusieurs jardins à vocation pédagogique ;
  • des prairies sauvages, un bois, des mares, un observatoire, un verger de variétés anciennes, le sentier de grande randonnée (GR 128) ;
  • des locaux où sont donnés des ateliers pour les scolaires des conférences pour les professionnels, des formations pour les agents de la fonction publique, etc.
  • envie d’un peu de lecture ? Le CBNBL publie une revue annuelle professionnelle Le Jouet du Vent, une lettre d’information électronique, des fiches pédagogiques, des catalogues floristiques régionaux, les livres rouges d’espèces menacées, et d’autres ouvrages encore ;
  • et encore plus de lecture vous attend au centre de ressources : une bibliothèque riche de 50 000 références et quelque 700 périodiques, une cartothèque, et des herbiers exceptionnels.

Formation de botanique à un public scolaire