L'inventaire des végétations

Inventaire des végétations

L’inventaire des végétations est en tout point similaire à l’inventaire des espèces, seule l’échelle de prospection varie.

Étape fondamentale pour une exploitation optimale des données, l’inventaire consiste en la collecte d’informations.

Assuré par le CBNBL et ses partenaires intra et hors-région, mais aussi par un réseau dynamique de phytosociologues, cet inventaire exige une méthodologie partagée et qui intègre le maximum de données sur le contexte de vie des populations végétales observées (type de milieu, hauteur, recouvrement, espèces, etc.).

Cette discipline, appelée « phytosociologie » est la science qui étudie les communautés végétales et les décrit sous forme de syntaxons. Cette science se base sur le caractère indicateur et intégrateur des facteurs écologiques, dynamiques et historiques des espèces végétales, et plus encore des communautés végétales. Les groupements végétaux sont classés de manière hiérarchisée dans un synsystème, dont l’association végétale est l’unité élémentaire (De Foucault, 1986). Celle-ci est définie par une combinaison répétitive et originale d’espèces. Un ensemble homogène de plantes réunies en une station correspond à un individu d’association. C’est lui qui est décrit lors de la réalisation des relevés phytosociologiques de terrain et qui est ensuite rapproché à d’autres individus d’association (notamment, ceux préalablement décrits dans la bibliographie).


L’inventaire et son exploitation

Au-delà de la description physionomique de la végétation, de nombreuses informations liées au contexte de découverte de la végétation sont en effet nécessaires :

  • sa localisation géographique, la maille prospectée par exemple et ses coordonnées GPS, afin de pouvoir la cartographier et ainsi, suivre son évolution dans le temps ;
  • le milieu dans lequel elle a été observée, afin de lier son développement ou sa rareté à un contexte plus large : d’autres espèces, la nature du sol, l’exposition au climat, la présence d’activités humaines, etc. ;
  • ses paramètres de relevé : surface, stratification (arborescente, arbustive, herbacée, …), hauteur et recouvrement des différentes strates, ainsi que l’abondance-dominance des espèces, etc. ;
  • des photos ou dessins, afin de la visualiser et la situer.

Une fois ces données saisies, elles sont reçues par le CBNBL et doivent alors être vérifiées et validées dans le système d'information sur la flore et la végétation : l’observation est-elle plausible, assez précise et complète pour être fiable et exploitable ?

Comme pour la flore et en passant par le parallèle végétations, il est possible de visualiser via le portail commun Flore-Végétations Digitale2, la répartition des végétations à l'échelle des communes, des départements ou encore de la région.

Les végétations peuvent être interprétées comme une grille de lecture des habitats naturels.