Métiers

Gestionnaires de données

Ils veillent sur près de 4,5 millions de données de la base DIGITALE. Une nouvelle observation à y ajouter, une dénomination de plante à mettre à jour ? Rien ne rentre sans leur validation technique, sans que la bonne information aille dans la bonne case, sans que la traçabilité de la source soit assurée… Ces informaticiens assurent aussi que les données soient correctement reliées à des systèmes d’information géographiques (i. e. de cartographie) et à des documents de référence (parfois des centaines) sur chaque plante, chaque lieu, chaque végétation.

Botanistes

Ces biologistes férus de chlorophylle sont les encyclopédies vivantes des plantes et végétations de la région. Ils peuvent être experts en flore vasculaire (plantes à fleurs et fougères) : ils n’ont alors pas leur égal pour reconnaître et vous raconter la vie, l’histoire et l’état de santé de chaque espèce. D’autres sont plus calés en bryologie (l’étude des mousses), ou spécialisés dans la conservation : ils savent comment déshydrater, réfrigérer ou congeler graines et semences sans les altérer, pour qu’elles puissent un jour sortir de ce sommeil profond et donner une nouvelle plante.

 

 

Phytosociologues

Partenaires des botanistes, ils sont les spécialistes des végétations, c’est-à-dire qu'ils étudient les relations de communautés de plantes entre elles et avec leur milieu, pour former des communautés végétales (prairies, forêts…). Sur le terrain, leurs relevés permettent donc de cartographier les paysages naturels et semi-naturels d’un territoire. À partir de ces observations, ils pourront analyser pourquoi tel lieu accueille telle végétation, pourquoi telle plante est plus abondante ou plus rare dans une végétation, et conseiller les Hommes pour « corriger », si nécessaire, d’éventuels déséquilibres.

 

Jardiniers

Des jardiniers pas comme les autres. Eux cultivent les plantes sauvages, les « mauvaises herbes » que le premier venu arracherait ou désherberait volontiers. Ils ont donc dû apprendre à reconnaître ces plantes et leurs plantules, et à cultiver autrement. À laisser faire la nature pour voir ce qu’elle produit spontanément. Voilà même une quinzaine d’années qu’ils n’utilisent plus de produit chimique.

Avec les 25 hectares du domaine, dont 2 hectares cultivés pour la préservation des espèces ou leur présentation au grand public comme aux professionnels, ils ont de quoi s’occuper.

Animateurs nature

Dans les jardins, les prairies, le verger du domaine à Bailleul, ou dans l’atelier botanique, ils font découvrir la nature, détaillent les menaces qui pèsent sur elle, pourquoi et comment la protéger… Ils reçoivent pour cela des publics très différents et développent pour chacun les bons outils d’animation : des plus ludiques pour les publics scolaires aux plus sérieux et pointus pour les professionnels de l’aménagement des territoires qui viennent en formation au Conservatoire. Rien qu’en 2017, ils ont réalisé  près de 3000 visites, libres ou semi-guidées des jardins, accueilli 4000 participants à des animations pédagogiques et formé plus de 60 professionnels.